l’hésitation a été longue (3 minutes environ) avant de me résoudre à intituler mon post de la sorte. C’est que les gros mots, c’est pas trop mon truc. les dire, passe encore (et puis parfois, on peut pas s’en empêcher), mais les écrire…
Que chacun se rassure, je n’entre pas dans une phase de dépression automnale aigüe qui me ferait voir l’existence en gris foncé. Vie de merde, c’est le nom d’un site cultissime, et je vais avoir du mal à ne pas le répéter par écrit dans les 10 prochaines minutes.
Le concept? Il vient de vous arriver un truc… de merde, et ca vous ruine un peu la journée. Vous avez envie de partager ça avec le reste du monde. Vous allez sur ce site, vous écrivez votre petite histoire. Seule contrainte: que ca commence par « aujourd’hui » et que ca finisse par « vie de merde ».
A ce stade, déjà, vous êtes soulagés de savoir que plusieurs dizaines de milliers de personnes vont pouvoir glousser sur votre dos compatir. Mais en plus, le reste du monde peut voter pour votre histoire, et vous dire s’il trouve que c’est bien fait pour vous, ou si vraiment, vous avez pas eu de bol.
Je passe plusieurs fois par semaine, quelques minutes, sur ce site sans rien n’y écrire. Je ne vote pas non plus d’ailleurs. Je me contente de glousser! C’est le côté « égocentrique de l’internet » que Benoit me reproche souvent. Je me gave de forums et de sites participatifs en tous genres sans jamais y contribuer. C’est mal. Je sais. Mais chui timide!
Alors comme je suis trop timide pour écrire sur vie de merde, je vous livre mes deux petites histoires « de merde » de la journée. Elles se ressemblent un peu, le sort était contre moi!
Pour commencer la journée de bonne humeur:
Aujourd’hui, je pars de la maison, avec Antonin et la poussette, très très en retard. J’attends le bus pas moins de 12 minutes. Je monte dedans, et alors que les portes se referment, je vois une des chaussures neuves d’Antonin sous le banc de l’abri bus. Je demande au conducteur si je peux descendre la récupérer. Il me dit oui, ouvre les portes, me laisse descendre, les ferme, puis démarre… sans moi. Vie de merde.
Et la terminer en beauté:
Aujourd’hui, il est 22h14 et je suis encore au boulot. Je dois imprimer 210 pages hyper urgentes sur l’imprimante couleur que je n’utilise jamais. J’en imprime 208 sans problème. La 209ème se coince dans l’énorme machine et enraye tout le système. A 22h58, j’y étais encore… Vie de merde.
A vos gloussements messieurs, dames!
