Lorsque quelqu’un écrit un commentaire sur mon blog, je reçois immédiatement un mail qui me le signale. cet apport technique non négligeable est arrivé avec le blog nouvelle version, et je dois dire que depuis ce jour, je suis prise d’une joie immense chaque fois que je clique sur un message de mon ami « wordpress ».
Bon, je dois également avouer que les messages de wordpress se font rares. Je ne suis pas vexée, comment pourrais-je l’être sans honte? J’ai, moi même, délaissé ce blog depuis plus d’un mois, sans autre excuse que celle de la flemme, autrement appelée paresse (plus chic), ou baobab dans la main (plus imagé).
Voilà c’est fait, j’ai regardé la poutre dans mon oeil avant de regarder la paille dans le vôtre, et je vous pardonne de ne m’avoir pas laissé de commentaires ces derniers temps, sous le seul pretexte que je n’ai pas écrit de nouveau post.
Bref, revenons à nos moutons. Ce soir, j’ai reçu un petit mail de wordpress. « tiens, tiens », mes suis-je dit avec un sourire jusqu’aux oreilles, « mais qui donc a bien pu me laisser un commentaire après tout ce temps »?
J’ai cliqué sur le lien, et là, je suis tombée directement sur un site pro-Le Pen. Après la déception (qui fût grande, vous imaginez bien), il y a la vraie question: Que faire?
Laisser sur mon blog le lien vers un site Le Péniste parce qu’après tout, si les posts sont mes espaces réservés, les commentaires sont les espaces de tous ceux qui passent sur mon blog?
Laisser le commentaire mais effacer le lien, accomodant hypocritement ma foi en la démocratie et ma conscience politique?
Tout effacer pour de bon, et censurer une idée, baffouant ainsi mes idées démocrates, mais persudée que ces mêmes idées démocrates seraient piétinées si Le Pen était effectivement élu?
Vous me direz, ca n’a pas grande importance tout ca. Après tout, il s’agit d’un commentaire anonyme, sur un blog qui l’est tout autant. Mais c’est toujours le même problème avec le Front National. Ils ont beau faire, ils ont beau dire, ils peuvent tenter de se plier en 15 dans un bocal à poisson, Le Pen peut passer au premier tour des présidentielles, il peut adoucir son image, remanier son discours, y’a pas à tortiller, ils sont tout de même sacrément dangereux pour l’idée que je me fais de la France. Et même, ils m’agressent. Oui, carrément, ils m’agressent.
Je me suis sentie bousculée par le commentaire de Momo, et encore plus par son blog patriote. En fait de joie de voir un nouveau commentaire, j’ai attrapé la nausée.
J’ai fait le faux choix de laisser ce commentaire et ce lien sur mon blog, j’aime pas la censure. Mais pas question de faire comme si de rien était, alors voilà, je fais un post. Et ce faisant, je lui fait de la pub! Arghhh… mais c’est à se taper la tête contre les murs.
Et oui, c’est toujours la même histoire avec le Front National…
PS: en fait, la vraie solution pour éviter ce genre de commentaire, je la connais, c’est de cesser de m’appeler Ségolène. Ainsi, tous les e-militants arrêteront de pourrir mes commentaires avec leurs slogans. Ceci étant dit, grâce à mon prénom, à ce blog, et à mon prénom sur ce blog, nous avons pu assister en direct au grand renouveau des outils de campagne: la blogosphère, forme percutante de communication politique? A vos stylos! (ah non pardon, à vos claviers!)