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Le blog de Ségo

Le gout de l’effort…

visuel2007.jpg Depuis une bonne quinzaine d’années maintenant, je vois mon père étudier ses entrainements, se peser chaque matin, manger des pâtes trois jours durant, puis un jour, partir à l’aube avec son petit sac à dos et un sac poubelle.

Il revient quelques heures après, généralement exsangue, les lèvres blanches, les traits tirés. Il vide une bouteille d’eau avant de s’allonger et de sombrer dans un profond sommeil.

Ce rituel, vous l’aurez compris, c’est celui du coureur à pied, du joggeur. Qu’il fasse un 10km ou un marathon, les grandes lignes restent les mêmes. Mes études poussées sur le sujet, mon père comme cobaye, le démontrent: seuls quelques détails changent. Si on court plus, on mange plus de pâtes, le blanc des lèvres tourne au violet, on boit plus d’eau, on fait plus de grimaces et on dort plus! Et quand on vient de s’envoyer 42,187 km de bitume parisien dans les jambes, on bave et on a très envie de vomir. Si, si!

Moi, pour être honnête, j’aime pas trop la course à pied. Je n’aime pas voir souffrir les gens que j’aime. Je n’ai jamais aimé voir mon papa tout blanc, j’aime pas ses grimaces quand il s’étire.

Et bingo! J’ai le même à la maison. Je l’ai laissé 6 mois chez mes parents, et quand je suis rentrée d’Angleterre, il courait le bougre! Voilà que depuis quelques semaines, je vois mon Benoit étudier ses entrainements. Il part le dimanche lorsque je dors encore, il revient tout blanc et nauséeux. Il se pèse tous matins. Il mange des pâtes depuis trois jours et a préparé son sac poubelle.

Dimanche, c’est le semi marathon de Paris. Papa le fait, Benoit le fait. 2 coeurs, 4 jambes, je ne sais combien de muscles aimés qui vont souffrir pendant presque deux heures. Deux visages adorés, livides et écoeurés, à réccupérer dans le bois de Vincennes. Combien de grimaces à l’étirement? Combien d’heures de sieste après ça?

Non mais vous parlez d’un dimanche! Formidable perspective! Il parait que c’est le gout de l’effort, que je n’y comprend rien, mais qu’il faut l’encourager…

Alors allez les hommes!!

Et n’oubliez pas que l’important, c’est de participer (là, je sais que je parle pour ne rien dire, car l’un comme l’autre seraient prêts à mourir plutôt que d’abandonner)

3 Commentaires »

  galatia a écrit @ 10 mars 2007 à 13:11

Bon courage ma petite Ségo!! Je te propose de te joindre à eux…Nan je rigole…Moi aussi j’ai un peu de mal à comprendre « le gout de l’effort lol »!!

  Céline a écrit @ 10 mars 2007 à 21:27

ah!!! J’avais bien essayer de te traîner au cours d’aerobics explosion de Birmingham!!!! Le joie masochiste que procurent les courbatures du lendemain matin, la sensation que « ça travaille »!! Enfin le marathon, j’avoue que je le préfère à la télé! Et rappelon nous que « rien ne sert de courir, il faut partir à point!! ». Gros bisous ma belle.

  rené a écrit @ 12 mars 2007 à 15:42

Bon, ton texte c’était AVANT le semi-marathon…. Et APRES?? Dans quel état as-tu retrouvé Patrick et Benoit? Plutôt violet, ou blanc, livide, heureux????

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