Depuis deux semaines, notre nouveau hobby, c’est la piscine (je dis nous parce que je parle de Benoit et moi, pas parce que j’ai soudainement décidé de me nounoyer). C’est pas une bonne résolution mais ca aurait pu: contraignant mais sain et bon pour la santé, un peu couteux, mais ça vaut le coup de faire le sacrifice. Bref, une résolution toute faite pour ceux qui n’ont pas trouvé leur bonheur dans le post précédent!
Ce matin, on a donc préparé notre petit sac, avec maillots de bain (Benoit vous parlerait sans doute du caleçon-interdit qui fait fuir définitivement un pourcentage non négligable de la gente maculine. Mais je ne suis pas une experte), bonnets (là, je suis une experte, et y’a pas à tortiller, c’est l’horreur ce truc, ca gratte, ca colle, et, il faut bien l’admettre, avec ça, on est d’une laideur à faire de l’ombre à quasimodo), et serviettes (R.A.S).
Benoit est parti au boulot, mais m’a rappelée 10 minutes plus tard, inquiet de savoir si j’avais bien mis dans le sac les barres de céréales nécessaires à sa survie entre la sortie du boulot et l’arrivée à la piscine. On est bien peu de choses parfois…
Ce soir donc, nous nous sommes retrouvés, Benoit, le sac, et moi, à la piscine de Pontoise.
C’est un endroit très spécial: la rolls royce du bac d’eau chlorée!
D’abord, elle est ouverte jusqu’à 23h45, ce qui est un atout non négligeable pour nous qui travailons en journée. En plus, on peut se déshabiller dans une petite cabine type petits cabanons bleus de plage à Deauville, et laisser ses affaires dedans. J’insiste sur ce point car ce que je déteste par dessus tout à la piscine, c’est passer 4h à mettre toutes mes afaires sur un pauvre cintre en caoutchouc rouge, tout en sachant très bien qu’elles ne tiendront jamais, et le laisser à la dame au comptoir, en l’échange d’un bracelet qu’on doit s’attacher à la cheville pour ne pas oublier notre numéro. Je hais ce moment là, à égalité avec l’installation du bonnet.
Donc, on laisse ses petites affaires, on claque la porte du cabanon, et au retour, on demandera à un gentil monsieur (pas n’importe lequel, un qui travaille à la piscine) de nous ouvrir la porte.
Et on file dans l’eau. Et là, c’est encore formidable. Il fait presque nuit dans la piscine, il y a très peu de lumière. Ca apaise le corps et l’esprit. Ca repose, vraiment. Inutile de préciser qu’on se sent mieux dans la pénombre que sous les néons des piscines municipales à deux semaines des fêtes de fin d’année 2006 et presque un mois de la dernière visite chez l’esthéticienne. Mais passons…
Nous en étions donc à la pénombre relaxante. J’y ajoute la musique. Oui, oui! On nage en musique à Pontoise… C’est presque comme à la maison, dans notre salle de bain, si on avait une piscine.
Enfin c’est le bonheur. J’ai fait mes longueurs sans rechigner, j’ai même subi en silence le coaching de Benoit qui nageait comme un dératé, m’attendait en piaffant au bout de la ligne, et me lancait des « allez, on y va » dès que j’atteignais le rebord, haletante.
En sortant, j’étais ravie. les cheveux mouillés, le cerveau apaisé, les muscles chauds, je me disais que cette nouvelle habitude était décidemment bonne pour nous, et l’idée m’a traversé l’esprit que, peut-être, je pourrais en la tenant espérer perdre quelques kilos mal placés.
Espoir déçu quelques minutes seulement après avoir été conçu! ca fait une heure qu’on est rentrés, et on vient à peine de terminer un repas pantaguelique fait de tout ce que nous avions dans les placards, nos conversations ponctuées de « C’est dingue ce que ca donne faim la piscine ».
Et c’est vrai, c’est vraiment dingue (dit-elle en ouvrant une dernière compote de pomme)!
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