C’est un peu ma vie en ce moment, ce qui explique l’inactivité déplorable de ce blog. J’ai bien peur que le « en ce moment » devienne un mode de vie régulier, mais ce sont là les joies du travail…non?
16h30 hier:
Je suis dans mon bureau. Je commande en catastrophe 5 000 petits fours pour le cocktail que nous organisons lundi pour un évènement de la Mairie. 800 personnes sont attendues. L’angoisse. Le traiteur assure. Il me dit qu’il n’y a pas de problème, mes petits fours seront livrés à 16h. Il faudra bien penser à les décongeler. Mais attention, pas n’importe comment: Il faut sortir les choux à la crème de la boite, retirer le fim plastique, les remettre dans la boite, et insérer le tout dans le frigo. Pigé! C’est noté sur mon cahier-des-merveilles (celui où tout est scrupuleusement reporté, des coups de téléphones à passer aux lettres à envoyer en passant par les dossiers à traiter).
OOh30 ce matin:
Je m’endors comme si j’étais épuisée! D’un coup, sans même m’en rendre compte, bercée par la respiration lente de Benoit qui rêve déjà.
04hOO ce matin (à peu près):
Je suis à la mairie, il est 16h, on vient de livrer les petits fours. Une urgence m’empêche d’être là à la reception, je donne les consignes de décongelation par téléphone. Quelques temps après, j’arrive à dans la salle du cocktail. Evidemment, le film plasqtique n’a pas été enlevé, comme préconisé par le traiteur. Les petits fours dégoulinent, ils sont tout abîmés, inprésentables… Je m’effondre en larme entre les deux frigos.
04h30 ce matin:
Je me réveille en sursaut. Je regarde autour de moi, toute étonnée de ne pas être à la Mairie. Je me lève, ouvre mon frigo à moi, je me sers un verre de coca. J’ai besoin de quelques secondes pour emmerger et remettre mes idées en place: Je n’ai pas le souvenir d’un week end très proche, mes grands parents ne sont pas encore venus pendre la crémaillère à la maison, hors ils doivent venir le dimanche qui précède le lundi de mon cocktail. Tout va bien, ce n’était qu’un mauvais rêve.
08h20 ce matin:
Je me réveille pour de bon, je suis en retard. Je cours pour arriver à la Mairie à une heure raisonnable. J’ouvre la porte de mon bureau, je pose mon sac. Un collègue me saute dessus: « Il faut Ab-so-lu-ment qu’on parle du 27, c’est que ça approche à grands pas ». Tu m’étonnes!!
Il s’installe en face de moi pour faire le point. Je retiens maladroitement un baillement de tous les diables.
« t’as l’air crevée, il faut dormir la nuit ».
Je souris. Il se rend pas compte lui, mais je bosse moi, la nuit!! Est ce que je lui parle de ces foutus films plastiques ou est ce que j’attends un peu?