Le passage de la vie d’étudiante à la vie active demande quelques petits changements…pas toujours faciles à amorcer!
J’ai longtemps pensé que le duo travail/anihilation de la vie sociale n’était une fatalité pour personne. Que ceux qui se gardaient le samedi soir pour leur sortie de la semaine, et eventuellement le vendredi dans les périodes de bonne humeur, devaient s’ennuyer le reste du temps. Ou bien être de gros fainéants!
J’ai souvent imaginé ma vie future, lorsque j’étais enfant. Dans mes rêves, il y avait de la place pour tout: un mari, des enfants, des amis, un boulot passionnant, une activité associative, une maison bien rangée, des imprévus tout le temps… et peut être même de la place pour un cours de danse et d’espagnol…ou d’italien, car il faudrait bien trancher un jour.
Si mes souvenirs sont bons, dans ces rêves là, je n’étais jamais fatiguée.
Seule explication possible au décalage qui, aujourd’hui, me saute à la figure: les journées de mes rêves devaient bien contenir une cinquantaine d’heures…
Oui, parce qu’aujourd’hui, je n’ai le temps de rien. Pas même d’aller acheter quelques litres de lessive.
Et pire que ça, le peu de temps que je me réserve, pour profiter des gens que j’aime, je le passe à ne pas oublier d’ouvrir les yeux, et à tenter, tant bien que mal, de me concentrer sur la conversation. Mes paupières alourdies, quant à elles, me mettent la pression pour que je retrouve mon lit au plus vite.
Un jour, Amélie m’a lancé qu’elle n’était pas faite pour la vie active! On a bien ri ce jour là. On a rêvé, encore. Maudit le sort de ne pas nous avoir fait naître rentière, imaginé de courir au tabac d’en face pour acheter un ticket de loto, songé à rencontrer un vieux mari très riche et croulant.
Ah oui! Ca, ca nous faisait bien marrer de ne pas être faites pour la vie active…mais si c’était vrai?