
Il y a deux ans maintenant, Benoit m’a offert un I-pod pour mon anniversaire… Cet I pod porte en lui deux immenses hontes qui me suivent depuis lors!
La première, c’est que quand mon amoureux, tout fier et impatient de voir ma réaction, m’a tendu ledit I-pod, j’ai pris un air dubitatif et je lui ai demandé ce que c’était… Quelques minute plus tard, Marie débarquait à la maison, et s’enthousiasmait: Whaooooouuuh! Un I-pod, ah là là, il assure vraiment ton mec, non mais tu te rends compte, c’est un Hyyyppppeeer beau cadeau!.
Hum…le fait est que je ne m’étais vraiment pas rendu compte. Je ne savais pas ce que c’était, un I-pod, je trouvais ca joli, mais je n’avais pas saisi la pleine portée du message: Benoit m’avait fait un magnifique cadeau, que j’avais nonchalament jeté sur le canapé… petite amie ingrate. Marie s’extasiait, encore et encore, et pendant que Benoit jubilait, je tentais une première lecture du mode d’emploi, pour racheter mon ignorance.
Et puis j’ai compris à quel point ce cadeau était fantastique. Je le trimballais partout, pour aller à la fac, pour faire une course en ville, pour descendre les poubelles. Bref, il avait trouvé sa place dans mon sac. Et c’est là que le second drame trouve sa source: mon I-pod se balladait partout avec moi, dans mon sac. Un jour, j’ai décidé de ranger ce sac. Je n’avais pas écouté mon I-pod depuis longtemps, mais je l’y avais laissé, au cas où. Et je me suis apercue avec horreur que dans la petite poche qui contenait l’I-pod, j’avais aussi laissé trainer, par inadvertance, un crayon à papier. Et je m’en suis rendue compte quand j’ai découvert que la partie blanche immaculée de mon I-pod s’était transformée en gris-poussière.
J’ai été prise d’un petit malaise coupable. J’avais déjà des antécédents avec cet I-pod, je voulais pas l’avoir abimé. Alors j’ai commencé à nettoyer avec de l’eau…sans succès. C’est là que l’idée parfaitement stupide m’est venue d’essayer…le dissolvant. Ahem! Ca marche le dissolvant. Le problème, c’est que ca n’enlève pas que les traces de crayon à papier. Ca emporte avec lui tout ce qui est sur son passage, même le plastic. J’ai compris ce jour là le sens profond du mot corrosif.
Quand Benoit a vu ça, il s’est contenté de soupirer, comme s’il attendait la connerie suivante. Et moi, j’étais encore plus desespérée.
Bon, le point positif dans tout ca, c’est que le I-pod est défiguré, mais qu’il n’en est pas moins en état de marche, et que sa gueule cassée ne m’empêche pas d’écouter mes chansons préférées.
D’ailleurs à propos de son état physique, je tiens quand même à dire qu’il se bonifie avec le temps. A force de tourner la mollette, les cratères formés par le dissolvant se lissent peu à peu (j’arrête, ca me tord le coeur).
Enfin, je peux donc écouter les musiques que j’aime. Je me suis repassé les misérables à peu près 12 millions de fois depuis le début de l’année, j’adore écouter les beattles, je me lasse pas de Beautiful South, je sautille avec Tryo sur le chemin de la fac.
Mais vous le croirez si vous voulez, depuis hier, c’est Yannick Noah que j’écoute en boucle. Non parce que y’a de quoi se déprimer là, depuis vendredi il pleut des cordes sans discontinuer. Le ciel est bas et noir, c’est l’horreur absolue ce temps. J’aimerais tellement vous faire écouter cette chanson… mais je ne sais malheureusement pas encore comment on fait pour mettre de la musique sur ce blog… alors je vais me contenter de vous mettre les paroles (imaginez une musique un peu zouk…très soleil quoi!):
Du soleil comme s’il en pleuvait
Le coeur en été
Et la vie avec toi
Du soleil mon eldorado
Au creux de ta peau
Et la vie coulera
Du soleil comme s’il en pleuvait
Le coeur en été
Du soleil mon eldorado
Au creux de ta peau
Et la vie coulera…comme çabr />
Alors voilà, j’allume mon I-pod, je colle les écouteurs à mes oreilles, je mets Yannick et son Eldorado, et la pluis contre le carreau devient orage tropical…