les anglais et leurs baskets: in and out!
Si vous vous avisez de passer par la main library de la fac, vous trouverez des etudiants serieux: les partiels ont tellement approche que la plupart d’entre nous se retrouve dedans, dans tous les sens du terme, et le temps est beaucoup moins clement. Ces deux elements entrainent une surpopulation notoire de notre chere bibliotheque.
Marchez vite, regardez d’un oeil distrait l’ensemble homogene que constitue une salle de lecture. Voyez les visages concentres de maniere egale, les livres ouverts, epars, sur les tables trop petites, regardez les souffler, tour a tour, les etudiants qui comptent les heures avant leur prochain partiel.
Vous aurez l’impression que l’etudiant est un parmi tant d’autres. Ils se ressemblent tous. Nous nous ressemblons tous, surtout en ces periodes ou le seul mot d’ordre qui vaille, c’est TRAVAIL.
Ou presque. Ou pas tout a fait. Ou pas completement. Car il est d’usage dans les bibliotheques anglaises, de delacer ses chaussures, de les retirer et d’etendre ses orteilles avant de pouvoir commencer a travailler.
Alors voila, vous qui avez marche vite, qui n’avez vu qu’un ensemble homogene, vous vous etes assis a la premiere place venue. C’est ce que j’ai fait il y a trente secondes.
Erreur grossiere, vous vous etes assise a cote d’un anglais ou assimile – i.e quelqu’un qui, de toute evidence, a pris les habitudes des anglais, bonnes ET mauvaises. Et oui! Il a enleve ses chaussures, cet egoiste! Et vous, vous vous demandez s’il faut s’extirper de la place discretement, puis en chercher une autre. Mais en regardant sous les tables cette fois! Car oui, il y a bien deux clans dans cette bibliotheque, ceux qui gardent leurs chaussures ( mon clan), et ceux qui les enlevent. Les anglais ou assimile…et les autres!
Seul petit hic, pas de place a l’horizon, et beaucoup de livres a transporter. Pas envie de faire un demenagement.
Alors apres un petit bol d’air frais par les ordinateurs…j’yretourne! Mais ca m’a fait du bien d’en parler!
PS chauviniste: et apres on nous reproche nos camemberts qui puent, je vous jure!