Oui parce que pour avoir la chance de vivre ma semaine de folie et mon week end d’agonisante, j’ai dû revenir en Angleterre, après mon long séjour en France! Ca vous paraitra long comme post…ca l’est! Votre jugement ne vous trompe pas! J’ai hésité à faire deux posts, voire trois, ou même à couper des passages inintéressants! Mais ce post se devait d’être à l’image de notre voyage: long et pénible! Acrrochez vous! Et félicitations à ceux qui tiennent jusqu’au bout! Nous, on a failli abandonner!!
Vous êtes déjà au courant des mésaventures qui ont jalonné mon voyage Aix-Paris: panique d’avoir oublié mon ordinateur portable, et aussi mon téléphone et aussi…enfin, vous voyez quoi!
Mon papa m’a donc réccupérée gare de Lyon…et là, petit air de déjà vu: je dors à nouveau dans ma petite chambre de jeune fille, je me réveille ulta tôt pour mon avion, papa vient me chatouiller les pieds, maman se lève pour l’occasion! Et re dans la voiture, papa, mes sacs et moi, direction Roissy!
Je suis à peu près aussi endormie qu’au mois de septembre! Je somnole dans la voiture, on prend les paris sur l’amabilité de la demoiselle d’easy jet et sur le poids de mes bagages!
Je suis tout de même d’humeur plus joyeuse! Papa aussi, qui manque de glisser sur une plaque de verglas en faisant l’imbécile avec notre chariot! On enregistre…no problem! Mon sac est conforme, 18 kilos…ouf!
Et puis c’est le moment du petit déjeuner qui va finir par devenir traditionnel! J’aime ces moments là avec mon papa… je prendrais l’avion rien que pour ca (quoique!).
Guillaume est dans les parages, il est en train de dire au revoir à Hélène, son amoureuse. On finit par se rejoindre 10 minutes avant l’embarquement. Papa s’en va, Hélène revient, les larmes plein les yeux de voir son Guillaume s’envoler, encore.
On est un peu tristes tous les deux, un peu énervés d’être là! C’était bien les vacances, quand même. On aurait bien aimé ne pas avoir à reprendre cet avion! Du coup, on se parle pas trop. On a même pas envie de se raconter nos vacances. On avance dans la file…c’est tout.
L’embarquement prend du retard. 10 minutes, puis 20. On s’impatiente pas, on attend, dociles!
Ca y’est! C’est le moment! On nous appelle! On prépare nos petits tickets, on monte enfin dans l’avion. On aura sans doute quelques minutes de retard. Mon premier eclat de rire de la journée: Je me vautre lamentablement sur une plaque de verglas, juste devant l’avion. Avec tous mes sacs et mes talons…Ridicule! Mais je me relève dignement, secouée par le rire pendant 5 bonnes minutes!
On s’installe! Et on attend…encore! Pas de problème, moi qui suis ultra rassuré en avion, je commence à me dire qu’il y a un problème, que si on décolle, ce sera pas tout à fait sûr… mais bon, je prends mon mal en patience, je me dis que c’est idiot!
Il faut aussi mentionner que notre compagnie, easyjet, parle français dans le microphone uniquement quand ca lui chante! Donc nous avons droit à des petits commentaires très rassurants, dont nous comprenons deux trois bribes seulement, les meilleures evidemment: panne technique, problème avec l’avion…!!
Et puis au bout de 40 minute de déambulations dans l’aeroport…notre petit avion se gare! Et on nous dit de descendre! Euh…moi pour être honnête, je suis plutôt rassurée. J’avais pas du tout envie de partir dans ces conditions là!! Guillaume commence à s’enerver: « vraiment, c’était bien la peine de se lever si tôt! »
On reprend le chemin du terminal! Et alors là…panique à bord, ou plutôt au sol! On comprend pas vraiment ce qui se passe, on est en train de réparer l’avion, on ne partira sans doute pas avant 15h (soit 6h après le départ initial!). Bon! Pas grave, on passe des coups de fil en attendant.
Moi je me plains auprès de Benoit, Guillaume, beaucoup plus productif, est au téléphone avec Hélène pour qu’elle voit comment on peut réccupérer Birmingham de notre aeroport quand on arrivera!! Parce que bien sûr, on avait pris des billets pour un car qui sera parti de Londres avant qu’on décolle de Paris…
Au bout de 3 heures, on nous annonce qu’on peut embarquer à nouveau! Youpi! On monte dans l’avion…re! Cette fois c’est la bonne, on décolle! Et quelques minutes après le décollage, on a droit à une secousse pas très chouette qui achève de me terroriser (l’avion et moi on a jamais été copains, mais là, j’ai passé le reste du voyage crispée sur mon siège!!), et qui stresse Guillaume. Guillaume, qui ne trouve rien de mieux pour me rassurer que de me dire que c’est pas normal l’aile là! Et qu’ils ont du arrêter un réacteur, parce que c’est vraiment bizarre! Ajoutez à ca un regard inquièt et permanent à travers le hublot, et vous avez Guillaume pendant tout le vol!…On aurait dû prendre une photo franchement. Je pense qu’on aurait été tout vert tous les deux, et que le flash n’y aurait été pour rien!
Bref, on a enfin attéri dans un brouillard sans nom!
Et là branle-bat de combat dans le petit aeroport de Luton pour échanger nos billets de car! ca marche sans problème, on en a un, direct pour Birmingham (c’est à dire 2h40), dans pas trop longtemps! Ouf…on a l’impression d’être enfin presque arrivés!
Alors on se pose au Burger King en attendant, on rêve d’un bon hamburger dégoulinant! Et là, c’est un peu comme si les emmerdes recommencaient! Le burger King n’a plus de viande…LE BURGER KING N’A PLUS DE VIANDE??? Mais comment est ce possible? On se rabat sur un chicken burger dégeu! Il est 14h30, on meurt de faim avec tout ca!
Et puis vite vite, c’est l’heure de prendre le car…il est en retard, bien entendu! Bienvenue en Angleterre, au pays des transports qui ne sont jamais à l’heure!! Et alors là, c’est le bazarre organisé: on a pris les deux dernières places assises, mais il y a encore des gens qui rentrent dans le car. Il y a une bonne demi douzaine de personnes debout! Le chauffeur refuse de partir avec des gens debout, les gens debour refusent de partir du car…! Comme on est en Angleterre, ca se passe sans hausser le ton, mais ca dure 10 minutes! Finalement, on trouve une solution pour affréter des taxis…les gens debout descendent, on peut enfin partir!
Au premier tournant, le chauffeur rentre vaguement dans la voiture de devant!! Petite secousse, le chauffeur descend du car, rien de grave, on repart!!
Et puis au bout d’une heure de trajet, après quelques arrêts, on entend un énorme boucan à l’arrière du car. Le chauffeur pile, descend du car à nouveau. Les bobbies sont là! On nous dit qu’il faut retourner à la station! Demi tour…on s’arrête à la station. Deux ou trois personnes sortent du car, le bobby vient nous baragouiner des trucs qu’on comprend pas, ni nous, ni les anglais d’ailleurs. On reste 15 minutes dans la station, et on repart!
Visiblement, un voyageur avait mal refermé la soute, et les bagages se sont étalés sur la Route…mais on en saura jamais plus!
On arrive enfin à Birmingham!! Il faut encore marcher jusqu’à la gare…on en pleut plus. On est crevés, on aurait envie d’être chez nous, soit en France, soit en Angleterre, mais pas là, dans la nuit, dans les rues glauques de birmingham, en train de trainer nos sacs-hyper-lourds. Il faut encore prendre le train. Guillaume décend une station avant moi!
Moi, j’ai encore 30 minutes de marche à partir de ma station…enfin…30 minutes quand je n’ai que ma carcasse à porter! Avec mes sacs, c’est une autre histoire! Avant même de commencer la randonnée, j’ai déjà mal partout. Je me dis que je vais jamais y arriver! Je change mes sacs d’épaule toutes les 2 minutes! Au premier tournant, je transvase des affaires d’un sac à un autre…mais rien n’y fait, les kilos sont toujours là, et à moins de laisser un sac à l’abandon, je vais me les trainer jusqu’au bout!!
Je m’arrête toutes les 30 secondes maintenant…et je suis encore à des années lumière de la maison! J’en ai marre…Alors je me dis que ca ira plus vite si je m’arrête tous les 100 pas! Oui mais voilà, au bout de 50, je m’arrête, ruisselante! Et en 50 pas, on avance pas beaucoup! Alors je compte ensuite en poteaux: je m’arrête à tous les poteaux! Puis c’est lassant, alors je compte en nombre de maison…dans 5 maisons, je fais une pause…
Voilà comment je suis arrivée à la maison, usant des stratagèmes les plus basiques pour me faire oublier que c’était impossible!! J’ai même trouvé là une consolation à avoir oublié mon portable…Imagine si j’avais du me le trimballer en plus??!!!
Enfin voilà, je suis arrivée à la maison quand même, plus de 14 heures après être partie de Boulogne! Nick était là, il m’a demandé comment ca allait! Je lui ai raconté vaguement mon interminable journée…je voulais pas l’ennuyer (alors que vous oui…hi hi hi!!). et vous savez ce qu’il m’a répondu???
« I know what you mean! » Il m’a dit ca avec un sourire qui montrait bien qu’il ne voyait pas du tout de quoi je parlais! Alors j’ai rien dit…et il m’a répété: » I know what you mean »…J’ai hésité à lui raconter ma journée dans les détails, pour voir si on parlait vraiment de la même chose. Mais j’ai pas eu le courage! J’ai simplement esquissé un sourire et monté mes foutus sacs en pensant très fort: « Ah non je crois pas, non, je crois pas que tu know what I mean, parce que sinon, tu serais désolé pour moi là! »