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Le blog de Ségo

The orientation Day 2

Je vous l’ai dit, les anglais sont très très chaleureux…mais il y a une chose avec laquelle ils ne rigolent pas!

Et cette chose, c’est ce qu’ils appellent le « plagiarism » (ndlr pour papa : plagiariseum )

Ne souriez pas c’est très important. Collées dans divers endroits dans l’université, les pancartes alertant les étudiants de ce fléau ne peuvent pas être ignorées. Avant d’arriver dans la salle de conférence, j’avais été attirée par l’une d’elle, écrite en rouge vif, inloupable. En substance, il était écrit que c’était une malhonnêteté intellectuelle que de plagiarismer les écrits d’autrui. Jusque là, tout le monde est d’accord. On évite les copier/coller en France aussi.

Mais le premier intevenant a terminé son discours ainsi: « I wanted to warn you about plagiarism »…quoi? Encore?!
Et le voilà qui récite les définitions de plusieurs dictionnaires (il a indiqué ses sources, il ne plagiarise pas, lui!). Pour être plus clair encore, il explicite ces définitions: il ne faut pas prendre les idées des autres.
Hum…! Pas évident tout ça…J’avoue que je n’ai pas bien compris le concept. Aucune idée n’est innée…enfin en tout cas, toutes les idées qui se trouvent dans mon cerveau ont été piquées à diverses personnes, de Voltaire à ma grand mère.

Je suis d’accord pour dire qu’il faut citer les sources majeures, parler de l’age d’or et ne pas même mentionner rousseau, caser « je pense donc je suis » et oublier Descartes, c’est de la malhonnêteté intellectuelle…ok!
Mais rares sont les gens assez intelligents pour être les premiers à avoir une idée.

Un exemple: il y a deux ans, en maîtrise de médiation culturelle, j’ai structuré mon travail d’une manière qui me paraissait relativement sensée. Lors de ma soutenance, le prof qui me servait de jury m’a demandé si j’avais lu un bouquin dont j’ai complètement oublié le nom. Je n’avais jamais entendu parler de se livre. Pourtant, le prof m’a assuré que j’avais eu exactement la même démarche que l’auteur dudit bouquin. Et que c’était vraiment étonnant que je ne m’en sois pas inspirée.

La relation « plus hostile tu meurs » des profs anglais au plagiat sous entend elle qu’il aurait fallu que je passe devant un tribunal, preuve à l’appui, que je n’avais pas lu le bouquin si j’avais soutenu outre manche? Aurais-je mérité un 0 pointé, faute de preuve suffisante?

Je dois avouer que j’aime ce respect infini pour le fruit du travail intellectuel, que je trouve que ça va très bien aux anglais d’avoir ce rapport là au plagiat, et que d’un côté, je trouve cela plutôt rassurant. Ca fait partie du système universitaire british qui pousse les étudiants à avoir leurs propres idées et à ne pas recracher leurs cours (ce qu’on nous demande expressement de faire dans nos chères universités françaises).

Mais ne vous étonnez pas si avant la fin de l’année, vous me retrouvez enfermé dans un cachot de la fac, condamnée pour plagiarism…Car je vous l’ai dit, je ne suis pas sûre d’avoir bien compris le concept!!!

1 Commentaire »

  emmanuelle a écrit @ 24 septembre 2005 à 20:59

félicitations… je savais que tu viendrais à bout de ce satané zola…
gros bisous

emmanuelle

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