Mais non, pas cocher avec des chevaux et une carriole…cocher…des croix!
Normalement, au début du mois de septembre, j’achète un agenda. Il me sert à noter mes rendez vous, mes devoirs (le cas échéant), et surtout, surtout, à inscrire les choses que je dois faire, sous forme de liste.
Cette année est un peu spéciale. J’ai donc acheté mon agenda au mois de juin, trépignant à l’idée de pouvoir enfin l’utiliser…il ne commence qu’au 24 aout! J’ai donc attendu deux mois avant de pouvoir m’approprier mon nouveau trésor. J’avais fait tous les travaux préparatoires: inscrit mon nom, mon prénom, mon adresse à Birmingham dès que j’en ai eu connaissance, répertorié tous les anniversaires…je n’avais plus qu’à attendre le 24 aout!
Lorsque ce jour est enfin arrivé, j’ai fait la liste de tout ce que je devais faire pour Birmingham. Ca m’a pris au moins trois jours (sur mon agenda, pas en vrai). J’ai coché les choses que j’évais faites, au fur et à mesure, tranquillement, pendant les mois d’été (renouveler ma carte bleue, m’inscrire à la fac, m’occuper des bourses, faire une radio panoramique, payer le loyer…j’avais même inscrit « rendre mon mémoire »…si c’est pas optimiste ça! Autant dire que c’est ce que j’ai coché en dernier! )
J’étais assez fière de moi, ayant remarqué juste avant mon départ que j’avais coché absolument toute ma liste!
Mais en arrivant en Angleterre, j’ai dû refaire une liste de tout ce que je devais faire à Birmingham. Et alors là, je ne vous donne pas le détail, d’abord parce que vous vous endormiriez sur vos claviers, et que ca fait mauvais genre d’avoir AZERTYUIOP gravé sur le front, ensuite parce que cette liste s’allongeait à mesure que je cochais…rageant!
Mais du coup, cocher est devenue mon activité principale lors de ma première semaine anglaise. Je faisais presque les choses pour pouvoir cocher! Quelle jouissance vraiment de me poser sur un banc, de sortir agenda et stylo et de traçer une croix très nette juste avant les tirets qui indiquaient ce qu’il y avait à faire. Car je n’atendais pas d’avoir un moment d’oisiveté pour …non, non! Dès la tâche achevée, je courrais vers un endroit tranquille pour cocher avec un plaisir non dissimulé!
J’ai mis trois jours à accomplir toutes mes tâches…mais je me levais avec entrain le matin…parce que je me disais: « Ségo, aujourd’hui, tu vas encore cocher! »