Après mon court séjour à Milton Keynes, j’ai enfin attrapé le bus qui m’a emmenée jusqu’à Birmingham!
Je suis descendue à New street, la plus grosse station de Birmingham, où Kate m’attendait.
Kate, c’est ma coloc! Enfin, une des trois colocs avec qui je partage la maison. Je ne lui avais parlé que sur internet. Elle avait l’air sympa, mais c’est toujours difficile de se faire une idée sur quelques lignes virtuelles échangées à propos des mesures des chambres, de la possibilité ou non de faire des machines dans la maison et du montant des factures.
Elle m’attendait, avec un large sourire, m’a aidée à porter mes baggages jusqu’à la voiture, m’a demandé comment s’était passé mon voyage…et on a commencé à discuter comme deux vieilles copines!
Quel bonheur de se sentir accueillie, attendue. On est montées dans la voiture. La journée m’avait parue une éternité, et j’étais enfin arrivée. J’ouvrais des yeux immenses sur le paysage qui défilait autour de moi. Et en même temps, je goûtais aux joies des premières discussions en anglais, des premiers malentendus, des premières hésitations, des premiers éclats de rire aussi, parce que certaines choses dites tout naturellement en français paraissent extêmement bizarres en anglais!
Kate a fini ses études d’archéologie. Elle travaille maintenant pour l’université, elle passe ses journées dans un laboratoire, elle dissèque des morceaux de terre millénaires pour voir ce qu’il y a dedans! Mais elle prend aussi des cours du soir pour passer un diplome qui lui permettra d’être institutrice. Et puis elle est passionnée de chevaux. Elle en a deux, qui sont dans une étable, à 5 miles de la maison: Jade et Chance! Elle s’en occupe chaque jour, et monte plusieurs fois par semaine. Elle a aussi passé 8 mois en France, elle faisait la cuisine pour des chambres d’hôtes dans un chalet à La Plagne. Elle adore le snowboard, mais ne parle pas très bien français…car comme chacun le sait, la plupart des stations de ski françaises sont envahies par les british!
Voilà ce que j’ai appris pendant notre court voyage en voiture…enfin pas si court que ça, car prendre le volant à 18h à Birmingham ressemble étrangement à prendre le volant à 18h à Paris. Il y a des embouteillages incroyables, des voitures absolument partout, ce qui m’a permis de découvrir vraiment le paysage, tout en discutant avec Kate.
Birmingham n’est pas si moche qu’on me l’avait laissé entendre. C’est une ville assez étrange, parce qu’il y a à la fois de très anciens bâtiments, très beaux, et des horreurs façon seventies qui gâchent un peu le paysage. Mais abstraction faite de l’architecture, c’est un endroit très vert. Il y a de grands parcs un peu partout, ce qui donne une impression de vastitude (suis pas sur que ça existe!), et de liberté. On n’a pas ce sentiment d’enfermement que l’on a parfois dans les grandes villes. Birmingham n’a pas du tout l’air d’être la seconde ville d’angleterre…et pourtant!
Après 20 minutes de bouchons, nous sommes arrivées près de l’université. Kate m’a fait faire le tour du campus en voiture…énorme campus. Elle me montrait du doigt les bâtiments, et ça n’en finissait pas…chaque UFR a pour ainsi dire sa « maison », qui parfois est véritablement une maisonnette typiquement anglaise, et qui souvent est un grand building de 5 ou 6 étages. Et il y avait des UFR absolument partout. Là, je me suis demandée comment j’allais faire le lendemain pour retrouver mon chemin dans cette mini-ville!
Puis nous sommes arrivés à la maison…