On est parfois obligé d’abandonner les doux rêves sur l’année prochaine pour revenir à des choses bassement matérielles et pourtant fort utiles: ECTS, notes de partiels, mémoire, mémoire, mémoire…
J’aurais aimé passer mes vacances d’été au bord de multiples piscines, hésiter entre ombre et soleil, songer aux projets anglais…mais au lieu de cela, une épée de Damoclès s’est pendue (enfin, disons que je l’ai moi même accrochée) au dessus de ma tête, qui murmure: « si tu n’as pas ta maitrise de lettres, tu ne peux pas partir au mois de septembre… ». En substance, une petite voix me demande continuellement de BOSSER MON MEMOIRE qui est la condition de l’obtention de ma maîtrise.
Au programme donc…juillet-aout avec Emile Zola…quelle chance! C’est une vraie histoire d’amour entre nous, on se quitte pas pendant 48 heures, il hante mes nuits, et puis tout à coup on s’engueule, on se boude pendant 2 jours, on peut plus entendre parler l’un de l’autre (enfin, surtout moi!)
En général pendant ces crises, les larmes me montent aux yeux, je me dis qu’il faut tout arrêter, que ça sert à rien d’avoir une maîtrise de lettres, que je comprends rien à la littérature et que de toute façon tout le monde s’en fout (dans le fond, je cois que je n’ai pas tout à fait tort…).
Mais toujours la voix de la raison me dit: si tu finis pas ton mémoire, tu pars pas en Angleterre…alors je cours à mes bouquins, et je me rabiboche avec Emile…jusqu’à la prochaine crise!